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Comment dors-tu ? Je ne suis pas sûre que ça intéresse quelqu'un... Bon, sur le côté ou sur le ventre, en culotte et débardeur.

Qui regarde les terrasses ?
Qui donc regarde les terrasses ?

Je suis certainement "bizarre", "spéciale", un peu "dérangée". ( Ce n'est pas juste moi, je le sais, on a tous nos petis travers il me semble).
Le mien est d'observer les terrasses ( ou les perrons, c'est selon), et les chaussures des gens; d'aimer l'odeur de la cigarette et embrasser [ mais tout le monde aime ça - embrasser-, non? A mois que. Je me souviens d'un personnage de livre ( ou était-ce un film? je ne sais plus), une prostituée ( je préfère ce mot à catin ou pute, plus correct me semble-t-il) qui vendait son corps donc, mais n'embrassait jamais sur la bouche ( pas sur la bouche? était-ce cela le titre? ), car elle trouvait le baiser plus "personnel" ( intime plutôt ) que l'acte sexuel en lui-même qui pour elle ne représentait rien ]

" Ce fut une horrible soirée! Il était de plus en plus sombre, pas seulement à cause de cette histoire; à cause de tout. Et il ne pouvait pas aller la trouver; lui donner des raisons; s'expliquer. Il y avait toujours du monde - elle faisait comme si rien n'était arrivé. C'était son côté diabolique - cette froideur, rigide comme du bois, quelque chose de très profond en elle, qu'il avait senti à nouveau en lui parlant ce matin; quelque chose de très profond en elle, qu'il avait senti à nouveau en lui parlant ce matin; quelque chose d'impénétrable. Et pourtant Dieu sait qu'il l'aimait. Elle avait le pouvoir étrange de jouer avec les nerfs des gens, oui c'était cela, de jouer sur leurs nerfs comme sur des cordes de violon. [...]"

Virginia Woolf, "Mrs Dalloway"

# Posté le mercredi 21 mars 2007 12:17

Modifié le mercredi 21 mars 2007 12:58

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